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Category Archives: Musique

Bien le bonsoir, braves gens. En ce moment y a une vidéo qui tourne pas mal avec un clip complètement psyché qui nous fait croire que la drogue c’est has-been, et vous l’avez probablement vue, elle est nommée PONPONPON.
Réaction classique, on se demande d’abord « C’EST QUOI CETTE MERDE QUI FAIT FONDRE MON CERVEAU ?! », ensuite elle reste en tête et on a envie de l’écouter, puis ça devient un truc dont on ne peut se passer, quitte à devenir dangereux.
Cette mignonne jeune fille de mon âge, Kyary Pamyu Pamyu (ou simplement Kyary), a fait un mini-album sorti il y a environ deux semaines, colorant son histoire de modèle kawaii avec la production juteusement electro-pop de Yasukata Nakata (capsule, Perfume, etc.).

MOSHI MOSHI HARAJUKU

Moshi Moshi Harajuku

La couverture de l'album

On dira ce qu’on veut, J’ADORE la couverture de cet album, même si certains, et ça peut se comprendre, la trouvent un peu flippante.

Annonçant déjà une avalanche de couleurs prêtes à déferler sur les oreilles de la pauvre personne qui ne sait à quoi s’attendre, l’album démarre gentiment sur une marche simplement intitulée « Kyary no March » (la marche de Kyary).
Très simple, la piste fait un peu penser aux intros de YMCK avec une sonorité rétro attachante. Kyary ne fait que répéter son nom (K Y A R Y, kyary, kyary, pamyu~) pendant moins d’une minute, tandis que les petites basses et le synthé apparaissent au fur et à mesure, bon c’est une intro quoi, donc passons au « vrai » premier morceau.

Une mélodie très funky qui commence et pof la production Nakata se laisse très vite reconnaître ! Sans manquer d’originalité, le rythme et la façon de chanter de Kyary, assez enfantine et infectieuse accrochent immédiatement à l’oreille, à peine quelques vers et on se retrouve déjà avec un refrain qui deviendra vite familier. « Cherry Bonbon » est une de ces pistes qui fait plaisir à écouter dés le début, bien que sa structure n’ait absolument rien d’extraordinaire et que le refrain ne soit constitué que de « Cherry bonbon! » répétés inlassablement. C’est la première piste à nous faire comprendre que Kyary veut jouer à rester coincée dans la tête des gens. Pari réussi.

La piste qui suit n’est autre que « PONPONPON » que je ne présente plus. Cette piste a absolument tout ce qu’il faut pour rester en tête, et avec un simple claquement de doigts, on passe d’une boucle harmonieuse à un truc qui varie entre les « PON » et les « WAY » pour que tout le monde se mette à imiter Kyary. PON PON, WAY WAY WAY, PON PON WAY PON WAY PON PON. Et on est emporté par les « Everyday pooooon, every time is pooooooon ». Ça paraît tellement idiot comme ça, mais diantre ce que ça rend fou… Les différents instruments utilisés pour cette piste se superposent de façon à ce que la mélodie soit VRAIMENT agréable et variée selon les couplets, on peut même avec tout le plaisir du monde comparer le rythme de cette chanson à « I Miss You » de Björk, ce qui est un compliment fulgurant que peu de personnes m’accorderont, mais qu’importe. Une réussite.

Quelques coups de jus pour la piste d’après, « Choudo ii no ». Kyary chante de façon plus naturelle dans les couplets de cette chanson, et les paroles simplement rose bonbon et faciles se laissent dévorer à nouveau sans aucun problème, c’est à se demander quelle recette utilise Nakata pour aider la chanteuse… Enfin, on ne peut pas tout attribuer à la production, (personnellement, je ne suis pas un fan invétéré de Nakata bien que Capsule soit un de mes groupes d’electro japonais préférés), la bonne humeur de Kyary doit véritablement primer dans la coloration de cette simplicité monstrueuse enrobant la mélodie si enjouée et mignonne.

« Ping Pong ga Nan nai » est probablement la piste la plus intéressante au niveau musical, dans ce mini-album. Pour les amateurs de pistes à répétition « monotone » comme dans les albums Kid A/Amnesiac de Radiohead, la façon de chanter plus « plate » de Kyary ici fait un peu distance avec le rebond enfantin des précédentes chansons, mais malgré tout, on se laisse emporter avec une facilité déconcertante par les relents de « pin pon nan naaaaaai » et le synthé qui revient en trombe au refrain pour attaquer le cerveau. La longueur de la piste est plus que justifiée par un simple bridge silencieux, agréable au possible où on l’entend Kyary chanter comme si elle nous regardait avec ses grands yeux pleins d’étoile… Moi qui suis plutôt insensible au « kawaii » dans la JPop, il y a de quoi être converti !

« jelly », la dernière piste, est une reprise d’une chanson du producteur et son groupe Capsule. Cette reprise est plus axée sur le côté jazzy du piano, et la « monotonie » du refrain sied naturellement à Kyary, qui, bien que vocalement moins expérimentée que notre chère Toshiko, sait charmer à sa façon, et on sent bien que Nakata s’est éclaté à remixer sa chanson avec ce nouveau symbole de la folie tokyoïte. Une fois que la piste finie, on a plus qu’une envie, recommencer tout ça en boucle.

« Moshi Moshi Harajuku » n’a strictement rien d’incroyable ou d’exceptionnel, mais c’est ce qui le rend accessible et attachant: pas d’essai ridicule à faire un truc trop compliqué, ou de laisser-aller qui aurait fait un album entier prématuré avec la moitié des pistes inaudibles. (comme dans ma précédente chronique pleine de haine envers les Black Eyed Peas) Je suis friand d’entendre plus de Kyary, et je vous conseille vivement de vous laisser emporter par la bonne humeur colorée et gamine de cet EP, c’est un plaisir bienvenu pour illuminer ces journées nuageuses.

Moshi Moshi Harajuku:

7.8/10

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Il était temps que je me remette un peu aux critiques, malheureusement ça va être un peu fâcheux.
Bien que je me considère quand même plutôt comme une personne de bon goût en musique, il se trouve que j’aime bien les Black Eyed Peas. Il y a les 4 albums depuis l’arrivée de Fergie dans mon petit appartement.

Aujourd’hui, jour de Noël, je vais vous parler du petit dernier, The Beginning. Hm. Une sorte de prédécesseur de The E.N.D.

Soyons clair. The E.N.D. est meilleur que The Beginning, il faut bien commencer par là et je vous le dis tout de suite: Vous ne trouverez pas de Boom Boom Pow ou de Gotta Feeling dedans.
Je n’ai pas besoin de disserter ici (mais je le fais en fait, diantre…). Commençons.

The Beginning [Deluxe Ed.]

The Beginning

La couverture, le meilleur élément de l'album.

Pour le meilleur des mondes, les Black Eyed Peas se sont fait plus discrets et ont moins laissé l’anticipation prendre place pour l’arrivée de ce CD, et n’ont même leaké que la première chanson de l’album, à savoir « The Time (Dirty Bit) », qui reprend plus ou moins maladroitement le sample d’une superbe chanson de Dirty Dancing, « The Time of My Life », pour fondre dans un petit trip électro ma foi plutôt sympathique au premier abord. Les pistes « Love You Long Time » et « XOXOXO » sonnent assez classiques mais passent bien pour mettre l’ambiance, les clichés d’amour dans la musique électro ne pourrissent pas l’écoute, au contraire.
A vrai dire, les 6 premières pistes sont passables voire sympatoches, mais on a très vite pigé le BPM et que la variété « musicale » ne semble pas s’installer. Mais tout de même, on ne s’attend pas non plus à ce qu’elle disparaisse.
Après la piste « Fashion Beats » qui sample un peu outrageusement le classique de Chic « My Forbidden Lover » mais qui arrive à outrepasser le stade de mauvaise chanson de peu (peut-être justement grâce aux passages discos…), c’est la dégringolade jusqu’à l’avant-dernière piste. (à l’exception de la première piste bonus « The Situation », qui ma foi se laisse bien écouter et où y a Fergie qui chante un peu mieux, c’est tout ce qu’on souhaite…)
Dans « Do It Like This » on se demande pourquoi ils ont eu l’idée de reprendre « Candy », piste plutôt cool de notre ami Snoop, pour répéter incessament qu’on ne peut pas « le faire comme eux » ? J’ai envie de dire qu’après avoir répondu « Je sens que je vais l’arrêter ! » à « Don’t Stop The Party » (qui est simplement merdique à l’exception de la dernière minute, y a donc rien à sauver pendant 5 longues minutes sur 6, on a juste envie que will.i.am se la ferme), je suis rassuré de ne pas avoir à « Do It Like This », cette piste ressemble à ce qui traîne dans notre ventre après le gros repas de Noël, c’est pas joli à voir, encore moins à écouter sortir.
Le bonus « The Coming » est complètement wtf, mais tout le monde sait que j’adore l’aléatoire, mais encore une fois je le dis haut et fort: Si vous voulez faire quelque chose n’importe comment, FAITES-LE BIEN. Le piste bonus « Own It » est une véritable blague, dans un tel album on est pas censé écouter les paroles, mais là ça choque: D’où will vient nous sortir des âneries du genre « tu peux atteindre ton but » et compagnie quand le reste du temps on doit faire la fête et draguer ?! C’est se payer la tête de tout le monde ! Dans The E.N.D. ça passait très bien car il y avait plusieurs messages de rapport à la société aussi médiocres étaient-ils, mais là juste NON.
Et « The Best One Yet » devrait peut-être être le deuxième « I Gotta Feeling » car y a Guetta derrière ? NON, GUETTA FAIT DE LA DAUBE. DE LA DAUBE JE VOUS DIS. Qu’est-ce que c’est que c’est histoire de « meilleur jusque là » ? C’est plutôt « The Worst One Yet », cette piste commence plutôt bien mais en fait elle ne change pas et s’étouffe dans un mélange d’amour d’ado à techno parade chez le Gang des Véreux.
Heureusement que « Just Can’t Get Enough », la seule piste qui sort un peu du lot, vient sauver la soirée, parce que je peux vous dire qu’après tellement de « boom » entourés de distorsions sonores abusives et ratées, ça fait peur de voir que ce soupçon de douceur sonore dit l’inverse de ce que je pense de l’album. Puis y a « Play It Loud » pour conclure, mais elle est juste basique et ennuyeuse à souhait, le boost sonore est paradoxalement plutôt plat et on attend juste que ça finisse.

En gros: Téléchargez « The Time », « Just Can’t Get Enough », et « XOXOXO », le reste est soit pas exclusif, soit pas intéressant, soit inaudible.
J’aurais même préféré que ce soit une pâle copie de « The E.N.D. » plutôt que ça. Voilà la leçon à retenir: On vous sert de la pizza dans un restau, profitez de la saveur de cette pizza sans vous demander si les ingrédients, à la base, étaient bons seuls. Plus simplement, si vous avez la fin entre les mains, osef du début.

The Beginning (avec ou sans bonus):
4.6/10

 

PS: J’avais mis environ 7.5 à « The E.N.D. »…